Ces derniers jours, j’ai été plusieurs fois confrontée à la différence culturelle dans la façon de gérer les choses… La technologie remplacée par le réseau social… c’est ce qu’une personne qui a été habiter pendant une année à Cuba (envoyé du DM) disait… Je l’expérimente aussi ici ! Si en Suisse, on peut grâce à internet, connaître les horaires d’ouverture de chaque bureau, savoir directement si le livre recherché se trouve bien en ce moment à la bibliothèque ou encore localiser rapidement l’endroit où l’on doit se rendre pour obtenir telle information ou se procurer tel objet, ici, tout passe par le réseau social… Avec les bonnes et les mauvaises surprises ! Les mauvaises… comme les horaires ne sont pas affichés, certains les modulent à leur guise : Iando devait rencontré le directeur d’une école pour un futur travail, après avoir téléphoné, on lui a dit qu’il serait là tel jour, mais quand nous y sommes allés (à 10h du matin), il était déjà parti. Le lendemain (nous y étions cette fois à 7h45), il n’est pas venu… Apparemment, c’est normal, tout le monde vit avec et le fait de devoir faire 45min de trajet deux jours de suite, sans succès ne pose pas de problème… Mais il y a aussi beaucoup de bonnes choses : les gens répondent volontiers à mes questions, m’aident à trouver ce que je cherche puisqu’il n’y a pas d’autres moyens ! Par exemple : je me suis rendue hier à Handicap International pour demander où je pouvais obtenir de la documentation pour mon mémoire. Là une dame m’a tout de suite accueillie et après avoir demandé ce qui m’intéressait elle a été elle-même chercher les documents qui se rapportaient à mon sujet ! De même, en visitant une institution, la directrice m’a tout de suite dit que s’il me manquait des adresses pour mes entretiens, je n’avais qu’à lui demander, qu’elle donnerais une liste etc.
Donc : pour obtenir une info, la solution : téléphoner à un ami, interroger quelqu’un dans la rue, son voisin, une connaissance plus ou moins éloignée qui te recommande de contacter son ami qui… Mieux vaut avoir un bon réseau social ! Pour acheter un frigo ? Avoir un ami frigoriste bien sûr ! Pour l’histoire du frigo, on voulait en acheter un petit, avec la chaleur, c’est pratique de pouvoir garder des choses au frais (ici, le frigo ne fait de loin pas partie de l’équipement de base des maisons, les gens achètent leur nourriture au jour le jour et il n’y a pas souvent de restes…). Donc on commence par faire la tournée des magasins pour comparer les prix et les marques, jusque là, la démarche semble normale… Mais Iando a autre une idée : son ami frigoriste ! Un coup de téléphone et voilà cet ami en quête d’un frigo pour nous ! Pas encore de succès, mais avec un peu de patience on obtiendra quelque chose avec un bon rapport qualité-prix !
Donc voilà, les choses avancent, lentement, parfois il faut s’y reprendre à plusieurs fois, mais on avance ! Dans la recherche pour mon mémoire, dans les compléments d’aménagement de notre studio, dans la vie de tous les jours… Et pour l’histoire de la valise, j’ai fini par l’obtenir ! A force de téléphoner tous les jours pour savoir où elle se trouvait, elle a fini par arriver à Tana ! Il a fallu aller à l’aéroport, passer par différents bureaux, signer des registres, mais elle est là, intact et avec tout son contenu : tout est bien qui fini bien.
vendredi 22 avril 2011
vendredi 15 avril 2011
Réacclimatation
Il ne faut pas seulement se réhabituer au climat, mais à toute la façon de vivre d’ici ! La nourriture, le rythme des journées, les embouteillages… Mais je retrouve aussi beaucoup de belles choses : l’accueil chaleureux de malgaches, la philosophie de vie plus zen, la convivialité…
Je suis allée rendre visite aux sourds du centre Tànana Mirana, tout à l’air de bien se passer de ce côté. Ils préparent une démonstration de karaté et de danse qu’ils vont présenter dimanche à Antsirabe (une ville au sud de Tana), puis ce sera les vacances de Pâques pendant deux semaines.
J’ai assisté aux cours de danse de Iando dans ces deux écoles : pas facile avec 30 gamins de maternelle dans une petite salle ! Mais au final, tout se passe bien et tout le monde est content ! Impressionnant de visiter les classes là-bas : environ 30 élèves par classe pour ce qui correspond à l’école enfantine, voire la garderie ! Et ce ne sont pas nos classes avec leurs coins jeux et leur super matériel pédagogique. Ici il y a tout juste la place pour des bancs et des tables pour les élèves, des stylos et des cahiers et les ardoises pour s’exercer !
Du côté de mon mémoire de master, les choses se mettent gentiment en place : j’ai une liste de personnes à contacter, la traduction du questionnaire est programmée et les entretiens pourront normalement débuter juste après les vacances de Pâques. D’ici là, un peu de recherche de documentation prévue la semaine prochaine (je profite que Iando soit en vacances pour qu’il puisse me montrent les différentes bibliothèques).
Voilà pour mes activités par ici ! Je vous tiendrai au courant de la suite des événements !
Je suis allée rendre visite aux sourds du centre Tànana Mirana, tout à l’air de bien se passer de ce côté. Ils préparent une démonstration de karaté et de danse qu’ils vont présenter dimanche à Antsirabe (une ville au sud de Tana), puis ce sera les vacances de Pâques pendant deux semaines.
J’ai assisté aux cours de danse de Iando dans ces deux écoles : pas facile avec 30 gamins de maternelle dans une petite salle ! Mais au final, tout se passe bien et tout le monde est content ! Impressionnant de visiter les classes là-bas : environ 30 élèves par classe pour ce qui correspond à l’école enfantine, voire la garderie ! Et ce ne sont pas nos classes avec leurs coins jeux et leur super matériel pédagogique. Ici il y a tout juste la place pour des bancs et des tables pour les élèves, des stylos et des cahiers et les ardoises pour s’exercer !
Du côté de mon mémoire de master, les choses se mettent gentiment en place : j’ai une liste de personnes à contacter, la traduction du questionnaire est programmée et les entretiens pourront normalement débuter juste après les vacances de Pâques. D’ici là, un peu de recherche de documentation prévue la semaine prochaine (je profite que Iando soit en vacances pour qu’il puisse me montrent les différentes bibliothèques).
Voilà pour mes activités par ici ! Je vous tiendrai au courant de la suite des événements !
Bien arrivée à Tana
Enfin quelques nouvelles de Tana ! Tout d’abord, j’ai fait bon voyage, tout se passe comme prévu, seul souci : à l’arrivée une de mes valises ne m’a pas suivie ! Elle est restée à Paris (c’est déjà mieux que si elle avait été envoyée je ne sais où !). On m’annonce que je peux la récupérer le lendemain matin. Bon. Lundi matin, pas de nouvelles… j’appelle : ah non, elle n’est pas encore arrivée, elle viendra avec le vol de mercredi, puis de jeudi, finalement, nous sommes vendredi et elle devrait arriver ce soir ! On verra bien ! J’espère quand même… Il m’ont assuré qu’elle n’était pas perdue mais juste en attente à Paris : « c’est juste une question de transfert » Hum… transfert de quelques milliers de kilomètres mais à part ça… Heureusement, j’ai ma première valise et tout ce qu’il me faut pour le moment, donc ne pas trop se plaindre ! La seule chose qui me manque pour l’instant c’est mon maillot de bain ! Eh oui, ici aussi le réchauffement climatique fait des drôles de choses : alors qu’on devrait commencer l’hiver (sec et frais), il fait encore très chaud (dans les 25°) et surtout humide ! Je m’habitue gentiment mais un petit tour à la piscine me ferait le plus grand bien !
jeudi 7 avril 2011
Proche du départ...
Me voilà à nouveau sur le point de partir! Un peu sur les chapeaux de roue: un examen le mardi, un stage jusqu'au vendredi et dimanche: le grand départ! Un peu le stress donc, pas le temps pour revoir tous les gens que j'aurais voulu, mais bon ce n'est que partie remise, dans 3 mois je serai à nouveau parmi vous!
En effet, pour ceux qui ne sont pas au courant de mon petit programme, je pars dimanche pour deux mois et demi (jusqu'au 30 juin). J'y vais pour faire des entretiens avec des enseignants spécialisés malgaches dans le cadre de mon mémoire de master sur les représentations du handicap à Madagascar. Ensuite je reviens passer l'été en Suisse pour rédiger la fin de mon mémoire. Et après?? je n'ai pas encore la réponse définitive, mais mon projet serait de repartir fin octobre pour aller travailler une année à Madagascar! A voir si ça se concrétise!
En attendant, j'essaierai de vous donner le plus régulièrement possible des nouvelles de mon séjour sur l'île rouge! N'hésitez pas à mettre des commentaires, c'est encourageant de voir qu'il y a des gens qui passent par ici!
Bonne lecture et bonne continuation à vous tous!
En effet, pour ceux qui ne sont pas au courant de mon petit programme, je pars dimanche pour deux mois et demi (jusqu'au 30 juin). J'y vais pour faire des entretiens avec des enseignants spécialisés malgaches dans le cadre de mon mémoire de master sur les représentations du handicap à Madagascar. Ensuite je reviens passer l'été en Suisse pour rédiger la fin de mon mémoire. Et après?? je n'ai pas encore la réponse définitive, mais mon projet serait de repartir fin octobre pour aller travailler une année à Madagascar! A voir si ça se concrétise!
En attendant, j'essaierai de vous donner le plus régulièrement possible des nouvelles de mon séjour sur l'île rouge! N'hésitez pas à mettre des commentaires, c'est encourageant de voir qu'il y a des gens qui passent par ici!
Bonne lecture et bonne continuation à vous tous!
vendredi 13 août 2010
Retour à Tamatave et à Tana
Le samedi matin, nous avons repris le bateau puis le taxi-brousse afin de terminer nos vacances par une petite visite de Tamatave. Nous y passons un jour et demi mais personnellement, cela me suffit ! La ville n’est pas très intéressante à mon goût, ou peut-être que je n’ai pas découvert ses petits coins secrets ? Mais quand même, nous nous sommes bien amusés à parcourir les marchés afin de ramener toutes les choses les plus exotiques que nous trouvions, à parcourir la ville en pousse-pousse (tiré par un vélo, c’est plus humain, je trouve, qu’à Antsirabe où c’est simplement quelqu’un qui court pour nous tirer !), à déguster une soupe chinoise ou des beignets de banane, de coco ou de manioc.
Le dimanche soir, nous reprenons la route pour Tana à bord d’un taxi-brousse moins classe qu’à l’aller mais qui nous conduit sans embûche jusqu’à Tana. Et voilà, fin d’une belle semaine de vacances…
La fin ? pas tout à fait… nous ne sommes pas rentré les mains vides, je vous laisse admirer :

Je vous rassure, on n’a pas gardé tout ça pour nous mais quand même nous en avons encore pour quelques jours à tout manger ! Un petit air de vacances au milieu du train-train quotidien de Tana !
Le dimanche soir, nous reprenons la route pour Tana à bord d’un taxi-brousse moins classe qu’à l’aller mais qui nous conduit sans embûche jusqu’à Tana. Et voilà, fin d’une belle semaine de vacances…
La fin ? pas tout à fait… nous ne sommes pas rentré les mains vides, je vous laisse admirer :

Je vous rassure, on n’a pas gardé tout ça pour nous mais quand même nous en avons encore pour quelques jours à tout manger ! Un petit air de vacances au milieu du train-train quotidien de Tana !
Enfin : sainte-Marie
Le lendemain, nous voici à bord du bateau qui nous mène sur une île à 40km des côtes : Sainte-Marie. Un petit coin de paradis, touristique certes, mais qui a gardé son authenticité et ses traditions, pour autant que l’on ose s’éloigner un peu des sentiers battus.
Nous avons passez quatre jours sur l’île : un premier jour à découvrir la petite ville où nous avons notre hôtel, le deuxième jour dans le sud de l’île et à la visite de la petite sœur de Sainte-Marie, l’île au Nattes avec ses plages (attention quelques oursins !) et ses coins reculés loin de la société moderne, le troisième jour consacré à la visite du cimetière des pirates et la sortie baleine et finalement un jour au calme, massages et baignade, histoire de bien profiter !
Quelques photos qui en dirons plus que mes descriptions :

Visite du jardin zoologique avec les éternels lémuriens de Madagascar !

L’île au Nattes

Le cimetière des pirates

Une baleine à bosse
Nous avons passez quatre jours sur l’île : un premier jour à découvrir la petite ville où nous avons notre hôtel, le deuxième jour dans le sud de l’île et à la visite de la petite sœur de Sainte-Marie, l’île au Nattes avec ses plages (attention quelques oursins !) et ses coins reculés loin de la société moderne, le troisième jour consacré à la visite du cimetière des pirates et la sortie baleine et finalement un jour au calme, massages et baignade, histoire de bien profiter !
Quelques photos qui en dirons plus que mes descriptions :

Visite du jardin zoologique avec les éternels lémuriens de Madagascar !

L’île au Nattes

Le cimetière des pirates

Une baleine à bosse
En route pour Sainte-Marie
Après une nuit à Mahambo, nous reprenons la route vers le nord jusqu’à Sonierana-Ivongo, car c’est de là que l’on peut prendre le bateau pour aller sur l’île de Sainte-Marie.
Cette fois, pas de chance, il n’y a plus de place sur les bateaux pour ce jour-là (la mer n’était pas bonne le jour d’avant et les traversées ont été annulées, du coup cela fait beaucoup de monde le lendemain). Nous nous apercevons bien vite que nous ne sommes pas les seuls à être bloqué une nuit à Sonierana-Ivongo. Le petit hôtel du port fait le plein de touristes. On entend les gens se plaindre un peu et c’est vrai qu’il n’y a pas grand chose à faire là-bas mais nous décidons de prendre les choses du bon côté ! Nous faisons la connaissance de Florine, une Suisse-allemande (!) qui a la même façon de voir les choses, soyons positifs et partons à la découverte de ce que Sonierana-Ivongo peut nous offrir ! La plage (mais la mer est trop agitée pour se baigner), les promenades en pirogue (la ville se trouve au bord d’un canal qu’il faut traverser si l’on veut poursuivre la route vers le nord, l’eau y est calme mais à voir ce que les gens font dedans, ce n’est pas une très bonne idée de s’y baigner !) et ça :

C’est quoi ? des pommes de terre sauvages. Ca sert à quoi ? eh bien figurez-vous que ça se mange ! Il suffit de peler, faire cuire dans l’eau et déguster avec un peu de sucre et de lait chaud !
Cette fois, pas de chance, il n’y a plus de place sur les bateaux pour ce jour-là (la mer n’était pas bonne le jour d’avant et les traversées ont été annulées, du coup cela fait beaucoup de monde le lendemain). Nous nous apercevons bien vite que nous ne sommes pas les seuls à être bloqué une nuit à Sonierana-Ivongo. Le petit hôtel du port fait le plein de touristes. On entend les gens se plaindre un peu et c’est vrai qu’il n’y a pas grand chose à faire là-bas mais nous décidons de prendre les choses du bon côté ! Nous faisons la connaissance de Florine, une Suisse-allemande (!) qui a la même façon de voir les choses, soyons positifs et partons à la découverte de ce que Sonierana-Ivongo peut nous offrir ! La plage (mais la mer est trop agitée pour se baigner), les promenades en pirogue (la ville se trouve au bord d’un canal qu’il faut traverser si l’on veut poursuivre la route vers le nord, l’eau y est calme mais à voir ce que les gens font dedans, ce n’est pas une très bonne idée de s’y baigner !) et ça :

C’est quoi ? des pommes de terre sauvages. Ca sert à quoi ? eh bien figurez-vous que ça se mange ! Il suffit de peler, faire cuire dans l’eau et déguster avec un peu de sucre et de lait chaud !
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